Rapport ANSES 2026 : ce que la science dit vraiment sur la vape
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En février 2026, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié un rapport toxicologique de 720 pages sur les risques du vapotage. Près de 3 000 études analysées, des dizaines d'experts mobilisés, et une question centrale : la cigarette électronique est-elle dangereuse ?
Voici ce que ce rapport dit — sans filtre.
Un travail scientifique d'envergure
Le rapport mobilise toxicologues, neurobiologistes, chimistes, médecins, pharmaciens et universitaires. Plus de 600 références pour les effets cardiovasculaires, près de 1 400 pour les effets respiratoires, plus de 600 pour les effets cancérogènes. La FIVAPE (Fédération interprofessionnelle de la vape) a également été entendue.
Cardiovasculaire : pas de lien établi
Le rapport note une possible légère augmentation de la rigidité et de la pression artérielle chez les vapoteurs. Mais les auteurs sont clairs :
« À ce jour, le lien entre des effets […] et l'émergence de maladies chroniques, comme l'hypertension ou les coronaropathies, reste à démontrer. »
Aucune preuve satisfaisante ne relie le vapotage à un risque accru d'hypertension, de maladie coronarienne ou d'AVC. À noter : une étude de 2022 qui établissait un lien entre vape et AVC a été rétractée pour « erreurs majeures dans l'analyse des données ».
Respiratoire : des preuves insuffisantes
Pour l'asthme, la bronchite, la toux ou les effets sur la fonction pulmonaire, les preuves sont jugées trop faibles pour établir un lien de causalité. Une étude de mai 2025 sur la VO2 max avait déjà montré des résultats cardio-pulmonaires significativement meilleurs chez les vapoteurs exclusifs par rapport aux fumeurs.
Concernant la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), l'ANSES souligne l'absence d'études sur des sujets n'ayant jamais fumé — ce qui rend toute conclusion prématurée.
Cancer : aucun lien causal démontré
À ce jour, aucune étude n'a mis en évidence de lien causal entre vapotage et développement de tumeurs. Les auteurs rappellent que le cancer est un processus long et multifactoriel, et que les études disponibles couvrent des durées d'exposition encore trop courtes pour conclure.
Grossesse : prudence, mais données rassurantes
Le rapport signale de possibles effets sur le fœtus dans des modèles expérimentaux, notamment en présence de nicotine. Mais les études sur des femmes enceintes réelles sont plutôt rassurantes : une étude de l'Université de Londres (juin 2025) confirme une exposition bien moindre aux substances nocives avec la vape qu'avec la cigarette classique. Pour les fumeuses qui souhaitent passer à la vape, les sels de nicotine peuvent représenter une transition plus douce.
La réduction des risques confirmée
C'est le point fort du rapport : l'ANSES confirme une réduction de 80 à près de 100 % de l'exposition aux aldéhydes (substances hautement toxiques présentes dans la fumée de tabac) avec la cigarette électronique.
« Les connaissances actuelles permettent de conclure que les effets associés à l'usage de la cigarette électronique ne sont pas d'une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac. L'absence de combustion constitue un avantage majeur du vapotage. »
La vape n'est pas sans risque — l'ANSES le précise. Mais le risque est infiniment moindre que celui du tabac fumé.
Les recommandations de l'ANSES
- Ne jamais commencer à vapoter si l'on ne fume pas.
- Viser l'arrêt complet, y compris pour les vapofumeurs.
- Ne pas recommander la vape en première intention à une femme enceinte, mais ne jamais l'exclure en cas d'échec des substituts nicotiniques.
- Toujours respecter les préconisations de mélange pour les pratiquants du DIY — retrouvez nos boosters de nicotine et flacons vides sélectionnés.
- Encadrer réglementairement le vapotage pour fiabiliser les données de recherche.
L'ANSES met également en garde contre une taxation excessive, qui pourrait favoriser le marché noir et des pratiques DIY dangereuses — un argument supplémentaire pour privilégier des produits contrôlés et de qualité.
Ce qu'il faut retenir
Le rapport de l'ANSES ne blanchit pas la vape, mais il la replace dans une perspective honnête : outil de réduction des risques pour les fumeurs, pas produit anodin pour les non-fumeurs. La science avance, les certitudes aussi — et elles vont dans le sens d'une différence majeure entre vapotage et tabagisme.
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Source : Rapport ANSES — Évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage, décembre 2025, publié le 4 février 2026.